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Style

La veste, tout un symbole pour les femmes!

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Depuis que Marlène Dietrich a porté pour la première fois une veste masculine, celle-ci est devenu le symbole de la confiance en soi et de l’empowerment au féminin.

Retraçons l’histoire de ce vêtement emblématique.

Du bikini à la mini-jupe, de nombreux vêtements autrefois controversés sont devenus des basiques de la garde-robe féminine. Parmi eux, la veste de smoking garde, aujourd’hui, une place bien à part.

Le saviez-vous? Le terme “smoking” renvoie aux vestes portées par les hommes au 19ème siècle dont les revers en soie avaient été conçus pour recueillir discrètement les cendres qui tombaient de leur cigare ou de leur cigarette.

La première à porter le smoking fût sans doute Marlène Dietrich. L’actrice allemande avait, en effet, dès les années 30, choqué en arborant un haut-de-forme, un smoking et un nœud papillon blanc pour son rôle de chanteuse de cabaret dans Morocco de Josef von Sternberg.

À ce propos, le dramaturge, metteur en scène et scénariste américain Arthur Laurents, se fascine en 1995 dans le documentaire Celluloïd Closet: “Ce qui est incroyable, c’est que je ne pense pas que l’on ait fait quelque chose d’aussi délicieux sexuellement depuis. Ils n’ont pas prétendu que c’était autre chose que ce que c’était. Dietrich était habillée ainsi pour séduire la femme et l’homme, ce qui, au final, attirait tout le monde. Comme il se doit. » L’écrivain Quentin Crisp, qui a également été interviewé pour le documentaire, a déclaré: « Alors que les personnages dans les films “Sissy Impératrice” étaient toujours une blague, il n’y avait pas de plus grand péché que d’être une femme. Quand un homme s’habille en femme, le public rit. Quand une femme s’habille en homme, personne ne rit. Ils pensent juste qu’elle est magnifique. »

C’est Yves-Saint Laurent qui a popularisé la veste de smoking pour femmes il y a un peu plus de 50 ans. Il se serait inspiré de la très libre sculptrice Nikki de Saint Phalle qui portait des costumes pantalon avec une cravate. À tout juste 30 ans, le mythique créateur de mode réalise un coup de maître et vient littéralement bouleverser les codes du vestiaire féminin. Une véritable révolution qui suscita alors tant la fascination que l’étonnement voire l’indignation. En août 1966, le journal américain Women’s Wear Daily désigne le jeune Saint Laurent comme le « lanceur de bombes le plus élégant du monde de la mode ».

Les témoignages de ceux et celles qui ont vécu cette époque sont éloquents et témoigne d’une émancipation qui va bien au delà de la tenue mais également d’un chamboulement des mœurs, précurseur de la libération sexuelle:

« Je ne me souviens pas de mon premier smoking, mais je sais que je les ai toujours portés sans rien en dessous.”, a raconté Betty Catroux, la muse de Saint Laurent, à Suzy Menkes, alors rédactrice en chef de l’International Herald Tribune.

« Le truc à propos d’un smoking, c’est qu’il est viril et féminin à la fois« , a affirmé Catherine Deneuve.

En ce souvenant d’un jour où il accompagnait Françoise Hardy, vêtue d’une des ses vestes l’Opéra, Yves Saint-Laurent raconte: « Les gens ont crié et ont braillé. C’était un outrage! « 

Évoquant cette époque à la BCC, Violeta Sanchez a expliqué qu’à l’époque, c’était quelque vraiment chose d’énorme pour le bourgeois de voir les femmes “prendre possession des vêtements de l’homme, et de la liberté que cela leur donnait. Cela les amenées à sortir de cet endroit où elles étaient fragiles.”

À la fin des années 70, Sanchez, qui fût l’une des muses d’Helmut Newton et a défilé pour Saint Laurent portait régulièrement la veste de smoking lors des soirées.”J’étais obsédée par le cinéma à l’époque, et j’étais fan de la garde-robe de Marlene Dietrich. Le fait qu’elle s’habillait comme un homme était élégant et sexy, et parce que j’avais un physique androgyne, c’était aussi quelque chose qui me convenait « 

Créant une nouvelle allure sophistiquée avec ses lignes basiques et épurées, le smoking Saint-Laurent est un précurseur du “power suit”. Diane Keaton, Liza Minnelli, Charlotte Rampling, Lauren Bacall et Faye Dunaway ont figuré parmi la constellation de femmes fortes contribuant à son mythe. « Ce fut un changement radical pour les femmes dans leur vie professionnelles: elles pouvaient enfin porter un costume à la fois pratique et élégant », se souvient Bianca Jagger dans un hommage à Saint Laurent publié dans The Guardian fin 2008, quelques mois après le décès du créateur. Le costume pantalon blanc Saint Laurent est d’ailleurs devenu le style signature de Jagger, qui a porté une veste de smoking crème Saint Laurent (sans rien en dessous) pour son mariage avec Mick Jagger en 1971.

En 2018, le costume iconique continue d’être une déclaration d’émancipation, teintée de l’irrévérence et de l’ambiguïté.

Ce sont aujourd’hui Anne Hathaway, Ellen DeGeneres, Jennifer Lawrence, Ellen Page, Emma Watson ou Kim Kardashian qui sont ses nouvelles ambassadrices. Des femmes fortes et audacieuses qui symbolisent par leurs discours et leurs engagements le Women’s empowerment.

C’est dans cet esprit que The Women Republic s’adresse aujourd’hui aux femmes en leur proposant des vestes personnalisables qui leur offrent la possibilité de se révéler – car le vêtement est un langage, d’oser se démarquer et de s’affirmer telles qu’elles sont: uniques.

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